Impact environnemental des panneaux solaires

La démonstration n’est plus à faire, l’énergie obtenue par le photovoltaïque n’occasionne pas de pollution, pendant le processus de transformation de l’énergie solaire en énergie électrique. Cependant, toute l’activité n’est pas aussi éco-responsable, car certaines étapes du processus global ont un impact sur l’environnement, même s’il est véritablement faible.

Durée de vie des panneaux

Aujourd’hui, les plus pessimistes évaluent la durée de vie d’un panneau solaire à 20 ans. Pour les plus optimistes notamment les constructeurs, un panneau solaire peut tenir entre 30 et 40 ans. Cette discorde vient principalement de la relative jeunesse de l’industrie photovoltaïque. En effet, le premier panneau solaire a été conçu en 1954 par les laboratoires Bell. A cette époque, il était uniquement destiné à la conquête spatiale. Il a fallu attendre 1971 pour avoir les premiers modèles orientés vers le grand public, grâce au premier choc pétrolier.

L’accès à l’énergie solaire a donc entamé sa démocratisation et depuis, la technologie s’est perfectionnée, tout comme la qualité et la fiabilité des produits. Dans les années 90, les fabricants proposaient des garanties de 10 ans, aujourd’hui, elle sont de 25 ans en moyenne.

Les experts du solaire soutiennent qu’une installation bien effectuée et correctement entretenue peut produire de l’énergie pendant près de 40 ans. En effet, il est important de distinguer la durée de vie réelle, et la durée de la garantie légale de conformité. Nous sommes tous conscients que, passée cette garantie, un appareil ne cesse pas de fonctionner, ses performances peuvent juste baisser. Profitez des aides du gouvernement pour choisir la meilleure installation.

En ce qui concerne les panneaux solaires, les fabricants estiment que leur puissance baissera au maximum de 20 % après 25 ans. Il faut savoir que les rendements des panneaux baissent surtout durant les premières années de fonctionnement. Par la suite, la baisse est moins importante. Il faut surtout bien comprendre le fonctionnement des panneaux solaires.

Entretenir son installation

Avant toute chose, il faut savoir que l’entretien de vos panneaux n’est pas nécessairement lié à la propreté de la surface réfléchissante. Les techniciens ont mesuré que la différence de production entre des panneaux bien propres et extrêmement sales se situe entre 2 et 7 %. Si ce n’est pas négligeable, il est cependant important de comprendre que ces chiffres concernent des situations extrêmes. En général, après un nettoyage, la production variera d’environ 1 %. Ne vous sentez donc pas obligés de monter sur votre toiture à la moindre goutte de pluie.

Le verre des panneaux solaires est recouvert d’une couche autonettoyante. Grâce à ses propriétés antiadhésives, elle empêche automatiquement les impuretés de s’y accumuler. Sachez cependant que ce revêtement est très fragile. Evitez donc de frotter les panneaux avec un balai-brosse télescopique. Vous risquez alors de détériorer une partie du revêtement.

Ainsi, il est recommandé de laver vos panneaux solaires une fois tous les 5 ans. Vous pouvez augmenter ce nombre si vous habitez une zone à forte pollution ou avec beaucoup de volatiles. Le nettoyage se fait de nuit, quand les panneaux ne produisent pas d’électricité. Utilisez de l’eau claire, avec une pression moyenne dans le tuyau, pour éviter d’affecter les joints du panneau.

Valeur de votre maison

C’est une préoccupation de plus en plus récurrente. Tout le monde souhaite savoir si l’installation de panneaux solaires augmente la valeur d’une maison.

Les premières études sur cette possibilité viennent des Etats-Unis, et ont déjà révélé un lien entre la pose de panneaux solaires, et la réalisation de bénéfices supplémentaires à la vente de la maison. Selon cette enquête menée en 2015, les logements dotés de panneaux photovoltaïques prennent systématiquement de la valeur. Cette plus-value se situe en général autour du prix d’achat des panneaux solaires. En 2019, une autre étude a confirmé ces mêmes résultats.

En France, la valeur des maisons augmente avec l’installation des panneaux solaires, notamment grâce à la notion de valeur verte d’un bien.

Valeur verte d’une maison

Elle se définit comme « l’augmentation de valeur engendrée par une meilleure performance énergétique et environnementale d’un bien immobilier par rapport à un autre, toutes les autres caractéristiques étant égales par ailleurs. »

En d’autres termes, c’est la plus-value que vous obtiendrez suite aux travaux d’amélioration des performances énergétiques de votre maison, effectués pendant que vous y vivez. Pour mesurer cette performance énergétique, on se sert du Diagnostic de performance énergétique, DPE en abrégé. Depuis 2006, c’est une étape indispensable avant la vente d’un bien immobilier. Il sert à mesure le taux d’émission de CO2 et la consommation en énergie d’un logement. Un cabinet spécialisé se charge de faire ces calculs pour vous. Retenez cependant que les résultats sont évalués par des étiquettes allant de A à G, des plus performants aux plus énergivores et polluants.

En général, il existe trois grands types de travaux que vous pouvez effectuer :

  • Les travaux d’amélioration de l’isolation : isolation des combles, isolation thermique par l’extérieur, etc.
  • Les travaux d’amélioration de la ventilation : VMC double flux ;
  • Le remplacement du système du chauffe-eau sanitaire (CES) : chaudière à condensation.

On pourrait penser que les panneaux photovoltaïques n’améliorent pas le DPE, étant donné que concrètement, ils ne font pas baisser la consommation d’électricité de votre bien. Pourtant, dans le cas d’une autoconsommation, les panneaux interviennent effectivement dans la DPE.

Il faut savoir qu’aujourd’hui, la plupart des nouveaux projets solaires en France sont en autoconsommation, avec vente du surplus.

Dans la pratique, vos panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité utilisée directement par votre maison. S’il y a un surplus de production, non utilisé par votre maison, il est revendu à EDF OA à un tarif fixe.

La méthode de calcul de la DPE prend en compte toute l’énergie “produite à demeure” et autoconsommée. A l’inverse, la vente du surplus n’est pas prise en compte, étant qu’elle ne sert pas directement à alimenter votre ménage. Cela signifie donc que, plus vous autoconsommez de l’électricité, plus vous améliorez votre DPE. Simultanément, la valeur verte de votre maison augmente. Précisons que l’électricité autoconsommée est prise en compte seulement si votre système de chauffage et/ou de CES est électrique.

Impact de la valeur verte sur la valeur d’une maison

Avec un mauvais DPE, la valeur verte est nulle. Elle peut même faire baisser le prix de vente. Sachez également que pour de potentiels acquéreurs, une maison étiquetée D ou plus est dépréciée par rapport aux nouvelles constructions qui sont conformes la réglementation thermique 2020 (RE 2020). Sur toutes les transactions effectuées au cours de l’année 2019, les logements avec un bon DPE (étiquettes A et B) se sont vendus plus cher que les maisons avec un mauvais DPE (étiquette D).

Il est donc clair que tous les travaux qui améliorent le DPE de votre maison contribuent à l’augmentation de sa “valeur verte” et donc, de sa valeur globale. Nous concluons donc que les panneaux solaires, en autoconsommation, ont un impact positif sur le DPE et permettent alors d’augmenter le prix de vente de votre maison.

Recyclage des panneaux

Le recyclage est aujourd’hui une des principales préoccupations quand on parle de protection de l’environnement. Heureusement, même s’il y a actuellement très peu d’équipements photovoltaïques en fin de vie, la question de leur réutilisation a déjà été réglée. Il y a différents types de panneaux solaires et leur recyclage peut être différent.

Nous savons déjà que les panneaux solaires sont utilisables pendant au moins 25 ans. En plus de cela, ils sont recyclables à environ 94 %. Un panneau photovoltaïque est composé de divers éléments que sont :

  • Un cadre en aluminium ;
  • Du verre (75 %-80 %) ;
  • Des cellules ;
  • Des plastiques ;
  • Des connexions en cuivre et/ou en argent ;
  • Et de silicium, de type cristallin pour 90 % des panneaux solaires.

Après récupération des panneaux, les différents composants sont séparés et triés, ce qui constitue l’étape la plus difficile. L’usine de recyclage Veolia, en France, a mis au point un procédé unique, qui fait aujourd’hui ses preuves.

En premier lieu, le cadre en aluminium est retiré mécaniquement, tout comme le boîtier de jonction et les câbles. Par la suite, les panneaux sont découpés en lamelles et minutieusement broyés, plusieurs fois. Au fil de chaque broyage, un triage est effectué pour récupérer successivement le verre, les composites, le cuivre et enfin le silicium. A la fin du processus, chaque élément récupéré est dirigé dans la filière de recyclage qui lui correspond.

La grande majorité des composants d’un panneau solaire photovoltaïque a une seconde vie, avec un taux de recyclage avoisinant les 94,7 %. Le verre, réutilisable pratiquement à l’infini, sert pour la fabrication de la fibre de verre, des produits d’isolation, ou encore des pots et bocaux. L’aluminium du cadre est refondu pour former de nouveaux objets. Le silicium pour sa part peut servir quatre fois encore. On l’utilise pour produire de nouvelles cellules photovoltaïques, ou il est fondu et moulé en lingot. Etant un matériau semi-conducteur de très haute qualité, les tranches de lingot de silicium servent ensuite pour la fabrication d’appareils électroniques.

Le cuivre et l’argent sont les éléments représentés en plus petites quantités. Leur traitement est particulier. Séparés mécaniquement et chimiquement, ils sont ensuite fondus et réutilisés.  A ce jour, le plastique est le seul élément qui n’est pas encore recyclé.

Impact sur l’environnement

Les panneaux solaires sont fabriqués à partir de divers composants dont l’extraction a un impact sur l’environnement. De plus, le plastique qui en résulte n’est pas recyclé. De ce point de vue, on ne peut nier que les cellules photovoltaïques ont un impact négatif sur l’environnement. Ces modèles de panneaux solaires sont aussi composés d’éléments en argent, en aluminium ou en cuivre.

Nombreuses sont les entreprises qui, de plus en plus, s’engagent dans la limitation des impacts environnementaux et le recyclage des produits résultant des opérations de raffinage. Les avancées dans les procédés d’extraction et de raffinage ont aussi permis d’importantes améliorations. Les usines chinoises qui produisent les plaques solaires sont, elles-mêmes, encore très peu nombreuses à être dotées de panneaux solaires. Elles n’utilisent donc pratiquement pas d’électricité renouvelable pour fabriquer les panneaux.

FAQ

Quel est le bilan carbone d’un panneau solaire ?

On estime aujourd’hui qu’un panneau solaire renvoie 41 grammes de CO2 par kWh produit. Pour vous faire une idée, un kWh provenant d’une centrale à charbon rejette 820 grammes de CO2 par kWh, calculé en tenant compte de toute la durée de vie de la centrale.

Fabriquer des panneaux solaires consomme de l’énergie ?

La fabrication des panneaux photovoltaïques consomme une quantité d’énergie très importante. Il en faut principalement pour faire fondre le verre et cristalliser le silicium.

Qu’en est-il des terres rares dans les panneaux solaires ?

Contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, la plupart des modèles de panneaux solaires ne sont pas constitués de « terres rares ». Il s’agit d’un groupe de métaux, utilisés principalement dans les smartphones, dont l’extraction et le raffinage sont particulièrement polluants.

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